Histoire des Grands Bains

Plusieurs siècles d'histoire vous accompagnent aux Grands Bains du Monetier. La source d'eau chaude prisée depuis l'époque des romains...

Les premières traces de la cité romaine datent du IVème siècle après JC.

Les premières traces de la cité romaine datent du IVème siècle après JC.

Une inscription trouvée à Suze précise que les bains furent construits à l’époque des empereurs Valens (né en 328), Gratien (né en 321) et Valentien. Le village s’appelait alors «Stabatio», signifiant «lieu propice à la guérison».Situé sur la voie Domitienne, il était un lieu de passage très fréquenté entre Brigantum (Briançon) et Cularo (Grenoble). Les romains connaissaient déjà les deux sources du Monêtier et leurs bienfaits, c’est pourquoi ils construisirent des bâtiments au Sud du village, près de la source de Font-Chaude et au Nord, près de la source de la Rotonde. Il semble que les Bains aient ensuite été abandonnés. En effet, dans le testament du seigneur Abbon datant de 739, le Monêtier figure sous le nom d’ «Aqua Leve», attestant que les sources étaient appréciées mais aucune activité thermale n’a été relevée.

De Stabatio à Monestier de Briancon

De Stabatio à Monestier de Briancon

En 1715 renait le thermalisme au Monêtier, à l’initiative de deux hommes originaires du pays : Bertrand et Caffer. Ils décident de construire un établissement au sud du village, utilisant la source de Font-Chaude, composé de trois bassins. Au nord du village, ils édifient La Rotonde : bâtiment, surnommé le « pavillon des buveurs », ses eaux ne seront prescrites qu’en boisson, pour leurs propriétés gastriques, et seront complémentaires avec les eaux de Font-Chaude, prescrites en bains et douches pour leurs propriétés dermatologiques et rhumatologiques. A cette époque, la clientèle des Bains est principalement constituée de notables briançonnais et des soldats des garnisons françaises stationnées à Briançon. Ils sont tellement friands de ces bains qu’ils font remonter cette pratique dans la hiérarchie et en 1786 le roi de France décide de faire construire un établissement thermal royal, il va pour cela améliorer le premier établissement crée par Bertrand et Caffer. En 1856, deux hommes: Messieurs Antoine Armand, maître d’hôtel au Monêtier, et Pierre Brun, ancien négociant rasent totalement l’ancien établissement pour en reconstruire un, beaucoup plus spacieux et confortable permettant de loger 20 personnes. L’activité des bains connait rapidement avec un vif succès et 3 ans après, en 1859, le nombre de curistes dépasse déjà 150. Font-Chaude redevient le rendez-vous de la bourgeoisie briançonnaise. En 1893 le nom du village change, le Monêtier de Briançon devient le Monêtier les Bains.

Les bains de Monetier

Les bains de Monetier

Pendant encore de nombreuses années, le Monêtier va connaître une activité importante autour des bains mais dans les années 1950, l’activité économique se développe autour des sports d’hiver et l’autorisation d’exploiter les eaux minérales est retirée en 1958. Ce n’est qu’en 1999 que, voulant développer une activité économique en complément des sports d’hiver, la commune du Monêtier construit le nouvel établissement pilote « Les petits bains ». De petite capacité (50 personnes), il avait pour but d’étudier et d’évaluer l’activité touristique (et non thérapeutique) que pourraient générer des Bains. Composé d’un bassin de 80 m² et de 3 baignoires de balnéothérapie, Il connut un grand succès dès son ouverture. En 1999, seront édifiés Les Grands Bains, centre thermo ludique de 4500 m² associant les bienfaits de l’eau chaude naturelle à un centre Spa. Une boutique et un restaurant viendront compléter l’offre à destination des briançonnais et des vacanciers. Ses vertus auraient donné son nom à la rivière Aquisana (l’eau qui guérit), aujourd’hui nommée Guisane.

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